Sous le Blanc
Sous le Blanc
La figure de la mariée appartient à un imaginaire collectif profondément ancré. Elle incarne la promesse, la pureté et la stabilité d’un ordre symbolique.
Dans cette série, cette iconographie semble d’abord intacte. La posture est frontale, presque cérémonielle. Le corps tient. Le regard soutient la représentation.
Pourtant, au centre, une altération apparaît.
Le sang n’est pas utilisé comme un élément spectaculaire. Il agit comme un révélateur, exposant la fragilité des constructions symboliques associées au mariage, à l’identité et aux attentes sociales.
La série se déploie comme une séquence visuelle. Le noir et blanc instaure une distance, presque intemporelle. La couleur apparaît lorsque la rupture ne peut plus être contenue. Au fil des images, la posture se transforme progressivement, passant de la stabilité vers une perte d’équilibre plus subtile.
Sous le Blanc explore cet instant précis où la représentation demeure intacte en surface tandis qu’un équilibre intérieur commence à se défaire.
La série ne cherche pas à illustrer un événement dramatique. Elle observe plutôt un passage — le moment où un mythe culturel continue d’exister visuellement alors que son pouvoir protecteur se dissout silencieusement.








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